La commune de Huddinge

Les cartes à puce passent la commune de Huddinge au numérique.

Entre l’authentification multi-facteur pour certains et des cartes à puce pour l’ensemble des collaborateurs, la commune de Huddinge s’est mise aux identités numériques. L’objectif est d’accroître la sécurité pour les salariés et les habitants de la commune et rendre les méthodes de travail de la commune complètement numériques.

Initialement la commune de Huddinge a voulu seulement se conformer à la loi : la gestion des données personnelles dans le domaine de la santé et la création de notes et appréciations dans le domaine scolaire exige une authentification multi-facteurs. La commune a effectué une analyse autours de différentes méthodes et technologies et le choix est assez rapidement tombé sur les cartes à puce en tant que solution légale. A la fin de l’étude, le groupe de projet a conclu qu’environ 85 % des collaborateurs en avaient besoin.

“Alors nous avons réalisé que nous allions créer davantage de soucis en excluant quelques collaborateurs de l’accès à la carte à puce. Nous avons décidé que tout le monde y aurait accès”, dit Christer Borgh, architecte de la sécurité informatique chez la commune de Huddinge

Une fois la décision prise, de nouvelles étapes se présentent rapidement.

“Si tout le monde possède une carte à puce, nous avons pensé qu’elle pouvait permettre plus qu’un login et une authentification unique [Single Sign-On], un contrôle d’accès physique, la sécurisation des impressions ou les cartes d’identités classiques. Nous avons décidé que les cartes à puce allaient servir de carte d’identité et carte multifonctions”, dit Christer Borgh.

A ce stade, le modeste petit projet informatique était devenu beaucoup plus important et le commanditaire du projet était le directeur adjoint et le directeur administratif de la commune. Ce n’était plus un projet informatique mais un travail qui allait changer les conditions de travail des 5 300 collaborateurs communaux. Christer Borgh pense qu’il n’aurait pas été possible d’amener le projet aussi loin sans le soutien et l’ancrage de la direction communale.

L’objectif de la commune de Huddinge est de maintenir un niveau LOA3 (Level of Assurance 3) pour la délivrance d’identités numériques et ainsi pouvoir s’allier à des fédérations qui exigent un tel niveau de qualité. La commune de Huddinge a récemment obtenu, comme première commune en Suède, l’autorisation de l’autorité suédoise des e-identités de délivrer des e-identités avec le label Svensk e-legitimation [e-identité suédoise].

“Nous aurions pu chercher la facilité et fermer les yeux pour le monde autour de nous. Les conséquences auraient été de tout refaire quelques années plus tard. Nous avons pris le taureau par les cornes et avons fait le bon choix dès le début. Désormais nous avons la possibilité de collaborer en numérique avec les autorités locales et les entreprises d’une manière complètement différente”, dit Christer Borgh.

Aujourd’hui les cartes fonctionnent pour le login de connexion, comme carte d’identité et carte de laissez-passer à la direction de la commune. La prochaine étape est de réussir les parties fédératives [particularité suédoise]. A travers l’autorité des e-identités, les collaborateurs de la commune vont pouvoir s’identifier dans les échanges avec d’autres organismes et autorités. Ainsi, le service cadastre de la commune pourra facilement collaborer avec le service cadastre de l’État. Plus besoin d’envoyer des plans et les formulaires papier ne sont plus qu’un lointain souvenir.

“De cette façon nos correspondants peuvent avoir confiance en nos identités, et en nos documents signés par quelqu’un de la commune”, dit Christer Borgh

Des bénéfices concrets avec les cartes à puce de la commune de Huddinge

A court terme

  • Meilleure sécurité. Les collaborateurs ont une carte d’identité qui vérifie qu’il s’agit bien d’une personne qui travaille à la commune de Huddinge.
  • Entrée plus facile. Les cartes remplacent les badges utilisés auparavant lors de l’accès.
  • Économie de papier et d’impressions. La commune est en cours de discussion pour acquérir des périphériques d’impression en tant que service où la carte sera utilisée et on compte faire des économies de papier puisqu’il faudra activer l’impression pour la sortir.

A long terme

  • Gain de temps. On économise du temps car il n’y a plus besoin d’envoyer physiquement des documents.
  • Réutilisation d’informations. En raison de l’envoi de documents par voie électronique, l’information peut être réutilisée dans le dialogue entre communes et autorités locales.
  • Assurance de la qualité. Grâce aux signatures numériques, on peut être sûr d’envoyer le bon document et le destinataire peut le vérifier. Si une commune doit partager des données dites ouvertes, la personne qui se sert des données ouvertes peut s’assurer qu’elles sont exactes.

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